Les Adorniens

Moïra

Il est dur d'être mise au ban de la société. Son père était un soldat mercenaire docte qui viola la première Adornienne venue lors d'une escarmouche à la frontière. Sa mère mourut en couches. Ce fut son grand-père qui l'éleva. Il la nomma en l'honneur d'une divinité ancienne, oubliée du monde de Prime. Moïra devint une jeune fille fermée et silencieuse. Elle était rousse à la peau pâle, le visage plein de taches de rousseur, et contrastait fortement avec la population mate et bariolée du petit village adornien. Elle était le souvenir vivant d'une défaite honteuse. Une étrangère parmi les siens.

Elle n'avait qu'un seul ami, un chaton noir qu'elle avait sauvé d'une meute de chiens. Personne ne s'attendait à voir cette frêle fillette saisir un balai et se ruer au cœur même de la mêlée de bêtes enragées. Lorsque les villageois revinrent de leur surprise, ils virent deux chiens se débattre, pris de convulsions, les os brisés, et le reste de la meute détaler la queue entre les jambes. Moïra recueillit le chaton, le nourrit à la main et lui fit des compresses de plantes, tout en lui donnant à boire des potions aux vertus curatives. La petite boule noire survit et devint le meilleur ami de la fillette. Elle n'était plus seule. Les villageois continuèrent, certes, à lorgner du coin de l'œil cette étrange jeune fille, mais après cet événement, ils se mirent à lui témoigner du respect. On se tourna vers elle chaque fois qu'on avait besoin de soins. On commença même à murmurer que sommeillait en elle une véritable héroïne : une prêtresse.

Malheureusement, le destin d'un petit village frontalier n'est guère de connaître une vie paisible. Un beau jour, un régiment de mercenaires doctes l'attaqua à nouveau. Les Adorniens, forts de leur amère expérience du passé, se battirent avec courage. Mais les soldats doctes, habitués à la bataille, gardaient l'avantage. L'un d'eux, un Docte musclé aux cheveux roux et à la carrure impressionnante, ravageait tout aux alentours à coups d'épée. C'était Rochassier, un héros docte. Il semblait que rien ni personne ne pouvait l'arrêter, quand soudain, une ombre lui couvrit le visage. C'était le chat de Moïra qui, effrayé par tant d'horreur autour de lui, s'était jeté sur l'assaillant le plus dangereux. Le héros se figea à peine une seconde, mais cela suffit pour que le transpercent une fourche et deux épées adorniennes. Le géant tressaillit, puis s'affaissa... Mais le triomphe des Adorniens fut de courte durée. Quelques secondes plus tard, une onde de choc envoya tout le monde à terre. Rochassier se releva comme si de rien n'était. « Sale bête ! » Le héros saisit le chat par la peau du cou et l'envoya valdinguer à travers la fenêtre d'un bâtiment en proie aux flammes. Un terrible hurlement retentit derrière lui. « Nooooon ! » C'était Moïra, blême, les cheveux en bataille et son balai à la main. « Sois maudit ! », s'écria-t-elle sauvagement en se ruant sur le héros déconcerté. Elle poussa avec force Rochassier dans le bâtiment en feu et fut emportée avec lui. Au même instant, le toit s'effondra sur eux. Atterrés par la perte de leur héros, les Doctes s'enfuirent à toutes jambes.

Quelques jours plus tard, alors qu'on ôtait les décombres de l'incendie, on entendit un sifflement et quelque chose bondit des ruines dans un fracas. C'était Moïra. Elle était transformée ! Sa peau était splendide, lisse comme un marbre rose, et ses cheveux jadis roux avaient pris la couleur du sang. Elle chevauchait son balai fétiche, et autour d'elle flottait une étrange créature de fumée, qui ressemblait, si l'on y regardait de plus près, à un chat. En mourant, elle avait absorbé le Prime du défunt Rochassier et était devenue une héroïne. Et son chat était devenu son familier. Ainsi, le héros docte aux cheveux roux, contre son gré, avait offert à Moïra une deuxième vie...

Elle partit servir son lord adornien afin de défendre le peuple, dont elle faisait encore partie il n'y avait encore pas si longtemps. Plus tard, la rumeur courut que d'autres héroïnes lui ressemblant étaient apparues. Dans le peuple, on les baptisa des moïras, en l'honneur de la toute première d'entre elles.

Compétences

Malédiction de la sorcière

Les attaques et les compétences de classe de l'héroïne infligent aux assaillants touchés des dégâts plus importants pendant quelques secondes. Les attaques lancées depuis votre terre vers des cibles subissant la malédiction dérobent à l'ennemi son énergie (basé sur la meilleure caractéristique entre la force et de l'intelligence).

Familier

Le Familier s'en va attaquer les ennemis en commençant par la cible indiquée, puis passe de cible en cible. Les cibles attaquées par le Familier subissent des dégâts physiques pendant quelques secondes. Lorsqu'il n'y a pas d'ennemi à proximité de la cible attaquée ou lorsque la compétence est utilisée sur soi, le Familier revient vers l'héroïne. Après l’apprentissage de la compétence Curiosité démesurée, le Familier inflige des dégâts supplémentaires pendant un certain temps. Il augmente également la visibilité et peut s'éloigner de l'héroïne.

Accélération magique

La rapidité de l'héroïne augmente pendant quelques secondes et les effets de l'emprise n'agissent pas sur elle. L'utilisation successive de la compétence dans un certain laps de temps consomme plus d'énergie que la fois précédente. Après l’apprentissage de la compétence Trace de terreur, l'utilisation de la compétence Accélération magique à son coût initial permet à Moîra de laisser pendant un certain temps une trace derrière elle, qui met les ennemis la traversant dans un état de terreur pendant quelques secondes.

Libération d'énergie

Tant que la compétence est active, les attaques de l'héroïne infligent des dégâts physiques supplémentaires en dépensant l'énergie. Après l’apprentissage de la compétence Frontières du possible, chaque attaque augmente l'agilité de l'héroïne (à partir de l'intelligence) pour quelques secondes. L'effet s’accumule un certain nombre de fois.

Malédiction de fragilité

Pendant quelques secondes, les dégâts infligés au héros ennemi désigné augmentent en fonction de sa santé actuelle par rapport à sa santé maximale, jusqu’à ce que le cumul des dégâts atteignent une certaine valeur (basé sur la meilleure caractéristique entre la force et de l'intelligence). Après l’apprentissage de la compétence Horreur de la malédiction, la cible de la compétence Malédiction de fragilité sombre dans la panique pendant quelques secondes et subit plus de dégâts.

 

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